C'est déjà passé !
Martian AYME
Lire les News SALON Page(s) 12 - LES 27-28-29 NOVEMBRE 2009
Paris - France
Contactez MARTIAN AYME
EXPOSITION les 3 et 4 OCTOBRE 2009
Pollionnay - France
EXPOSITION DU 20 MARS AU 19 AVRIL 2009
Givors - France
 

SALON Page(s)11...



VOEUX VIRTUELS 2007


Deux cartes (deux parmi les 116 que j'ai imprimées, toutes différentes), toutes deux en typographie composite et linogravure, l'une aquarellée, l'autre sur fond de monotype aveugle ; à vous de choisir... Entre ces deux cartes, hélas virtuelles...

EXPOSITION DU 1er JUILLET AU 27 AOUT 2006
CHAPELLE DE LA VISITATION
69420 CONDRIEU - FRANCE
EXPOSITION DU 15 OCTOBRE 2003 AU 4 JANVIER 2004
MUSEE DE L'IMPRIMERIE
13, Rue de la Poulaillerie - 69002 LYON - FRANCE

Une centaine d'œuvres de graveurs de Lyon et d'ailleurs...





ArT"off expose du 13 Septembre au 5 Octobre 2003
Parc de la tête d'or - LYON - FRANCE

Vernissage Mardi 16 Septembre 2003 à partir de 18h30



 

GRAVURE EN CREUX - GRAVURE EN RELIEF
Du 1er Février au 15 Mars 2003
Hall d'Exposition du Rez-de-chaussée - Mairie du 7ème Arrondissement
16 Place Jean Macé - 69007 LYON - FRANCE





Inauguration de l'exposition de gravures "creux et relief" - Jeudi 6 février 2003 à 18h 30 par

Jean-Pierre Flaconnèche
Maire du 7ème arrondissement Conseiller général du Rhône

Cédric Putanier

Adjoint au maire, Délégué à la Culture et à la Vie Etudiante


Exposition présentée par Martian AYME
et l'Association l'EMPREINTE - 40, Rue Saint Michel 69007 LYON

EXPOSITION DU 31 MAI AU 30 JUIN 2002
LA SPIRALE - Espace d'Exposition du Toboggan
14, Av. Jean Macé 69150 DECINES - FRANCE
Contactez MARTIAN AYME

PARCOURS EXPERIMENTAL
• PEINTURES • DESSINS • ESTAMPES • CARTES POSTALES ORIGINALES D’ARTISTE •


Montrer les oeuvres d’un artiste, c’est, entre autres choses, faire des choix.
Choix d’autant moins aisés que l’on se trouve devant une production extrêmement vaste et variée. Celle de Martian Ayme l’est autant dans ses techniques (huile, aquarelle, encre de Chine... gravure, bois, lino, typo, monotype... inclusions, ajouts de matières, reliefs et collages...), que dans ses sujets (objets, êtres humains, paysages...), ses formats (voyez vous-même), ses destinations (livre, carte postale, essais, écrits et écritures) ou ses apparences (de la figuration à l’abstraction).

Fallait-il choisir de montrer exclusivement ce qui ressort d’une technique particulière parmi toutes celles qu’il pratique ?
Construire autour d’une série ou d’un thème qu’il a traité ?
Ne présenter que des oeuvres récentes ou, au contraire, exposer celles caractéristiques d’une époque ?

Alors... choisir de ne pas choisir ?... et ainsi donner à voir toute la diversité d’une oeuvre et le fruit d’un travail assidu et fécond.
Cela s’appelle une rétrospective.
Oh ! Je sais, les artistes n’aiment pas beaucoup ce mot-là, surtout de leur vivant ! Au mieux, ils imaginent qu’on pense d’eux qu’ils n’ont plus rien à dire.
Avec Martian, nous avons préféré parler de parcours et, plus précisément de parcours expérimental, j’allais dire initiatique, montrant ainsi par quel itinéraire, quel cheminement, jalonnés de multiples essais, épreuves, recherches et de connaissances acquises par la pratique et l’observation, il en arrive à une oeuvre aussi riche de simplicité.

Parcourir, c’est visiter dans toute son étendue et dans tous les sens nous dit le Petit Larousse.

Voyons d’abord, de 1960, " Le Compotier de fruits, en pensant à Braque " (n° 3).
Harmonie sourde réduite à l’essentiel, fond noir, formes cubistes, presqu’abstraites, matière grenue et régulière, léger relief comme pour mieux retenir cette part de réalité qui nous échappe et qui n’appartient qu’à l’oeuvre.

Puis, dernière production de cette année, " Le Lit taché... " (n° 23).
Alchimie des trois couleurs. Aplat rouge sur fond blanc où serpente la déliure noire des courbes d’un corps nu et les arceaux du lit. Transmutation d’éléments plastiques purs coppe la lumière enchâssée dans les plombs d’un vitrail.

Entre ces deux pièces, quarante années d’expériences, de recherches et de réflexion, de tentatives, d’abandons et de retrouvailles.

En dehors des modes, solitairement et naturellement, Martian Ayme a bâti une oeuvre authentique et d’une grande cohérence, point de rencontre entre l’artiste qui donne une part de lui-même et celui qui la reçoit.
La ligne est devenue, au fil des ans, sa principale écriture, non pas comme un aboutissement, mais presque comme un commencement, plus proche de l’origine des formes que de leur terme.
Ecriture-cristallisation de la pensée, concrétisation de ce que l’artiste comprend de lui-même et des autres.
Ecriture-dessin, calligraphie-langage d’une compréhension universelle, partage entre la lumière et l’ombre. Inexistante et transparente quand se superposent dans l’espace, le clair avec le clair, l’obscur avec l’obscur.
Les connaisseurs disent qu’il ne faut pas dessiner ce que l’on sait mais ce que l’on voit. Autodidacte, Martian Ayme dessine d’abord ce qu’il sent, ressent et pressent. Il nous aide à voir ce qui est invisible et traduit ses choix par des manques, des accents, des retours, y adjoignant traits et aplats de couleurs comme des courbes de niveau et des repères pour mieux éclairer la géographie des objets et des corps.
Martian Ayme s’est forgé un outil puissant et efficace de l’investigation du monde et de l’interprétation de sa vision. Ses dessins vont bien au-delà des apparences et comme ceux de Matisse, ils sont la traduction directe et la plus pure de ses sensations.
Alors ? Rétrospective ou introspection ?
L’oeuvre se nourrit de ce qui fut hier pour faire d’aujourd’hui ce que sera demain.
Enfin, comme dit le vieux Sage :
" Si tu ne sais pas où tu vas, retourne-toi et regarde d’où tu viens ".

Jean-Marie Lemaire
Décines, le 31 mai 2002

© MARTIAN AYME